-Titre non-trouvé-

Ce poème-ci, un peu moins abouti que l'autre selon moi, ne possède ni illustration, ni titre; donc si vous avez des idées, surtout n'hésitez pas à les faire partager !

~~~

Il parle d'un lien entre les sentiments et la nature qui nous environne. La alrme, objet très utilisé pour allégoriser la tristesse, est aussi l'acteur principal qui trouve sa place dans le monde qui l'entoure. Il y est décrit sa relation physique, pas les sentiments qui ont pu la créer et la faire vivre - ou mourir. C'est une fraction de seconde immortalisé dans un tableau, examiné coup de pinceau par coup de pinceau.

~~~

Les rayons du soleil percent la brume de l'aube
Rendant toute sa beauté au charme endormi.
La neige inaltérable, si pure et si noble
Recouvre de blancheur les ombres des taillis

Dans cette belle furie, cette tempête calme
Au milieu des haillons de lumière et de vent
D'un visage affligé descendit une larme
Qui termina sa course sur une feuille d'argent

Elle est comme une tâche qui, dans la fresque, luit
Déplacée, à l'écart, mais néanmoins dedans
Comme une rose d'opale ou un lys de diamant
Qui doucement s'éveille à l'aurore de la vie.




"Got it memorized ?"

Gofterdom
# Posté le jeudi 02 novembre 2006 14:04
Modifié le vendredi 03 novembre 2006 04:35

Contre-courants

Qui aime, ne peut s'empêcher de recréer à sa façon... J'essaye donc de temps en temps de créer mes propres poèmes, même si le résultat n'est pas toujours concluant. Celui-ci s'intitule contre-courant et est, je peux l'avouer, assez inspiré du poème précédent. La plus grosse différence est que l'eau est pris comme l'intersection entre les rêves que l'on fait et les amours que l'on a dans la réalité.

Je n'ai pas trouvé d'image qui pourrait convenir à ce poème, donc si vous dessinez et que voulez essayer de l'illustrer... Je compte sur vous ! ;)



Les reflets de nos visages dans cette masse bleutée
Sont pareils aux peines que l'onde, souvent, nous apporte.
Ombres vides et sans charme, cruelles et délavées
Qui au loin dispersent ses couleurs déja mortes.

Irons nous en aval ou alors vers l'amont ?
Le courant est puissant mais il est sans remous.
L'eau qui coule furieusement pour s'enfuir sous les ponts
Nous obligé finalement à la suivre jusqu'au bout.

Rêver ou aimer, ver d'être aimé
L'rreur est peut-être juste de ne pas nous croire fort
De nous laisser flotter, doucement, jusqu'au gué
Au lieu de résister, finalement, sans effort !

Le trajet endormi, ivre d'alcools des sens
Semble une douce méloe de refus du malheur
Dérive sur les eaux fantasques de l'inconscience
Qui toujours nous ramène où notre coeur demeure.

Bien loin ce dernier lorsque le voyage s'arrête
Oeuvre en demi-teinte, symphonie inachevée
Aussitôt oubliée, ne subsiste dans la tête
Qu'une fugace idée d'eau, comme une goutte oubliée.






"Got it memorized ?"

Gofterdom
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]
# Posté le jeudi 02 novembre 2006 13:15
Modifié le jeudi 02 novembre 2006 14:07

Le fou et la vénus

Le fou et la vénus
Un peu différent de ce que je lis d'habitude, c'est ici un poème en prose de Baudelaire. Je préfère généralement les poèmes en vers mais celui-ci n'est pas si mal, surtout la manière dont la splendeur du jardin contraste avec la tristesse de la scène du fou aux pieds de la statue. On ressent d'ailleurs toute la haine envers lui-même de ce dernier, ainsi que son sentiment d'impuissance au point de se confier à une représentation de la déesse de l'amour.

~~~

Quelle admirable joure ! Le vaste parc se pâme sous l'½il brûlant du soleil, comme la jeunesse sous la domination de l'amour. L'extase universelle des choses ne s'exprime par aucun bruit; les eaux elles-mêmes sont comme endormies. Bien difrentes des tes humaines, c'est ici une orgie silencieuse. On dirait qu'une lumière toujours croissante fait de plus en plus étinceler les objets ; que les fleurs excitées brûlent du désir de rivaliser avec l'azur du ciel par l'énergie de leurs couleurs, et que la chaleur, rendant visibles les parfums, les fait monter vers l'astre, comme des fues. Cependant, dans cette jouissance universelle, j'ai aperçu un être affli. Aux pieds d'une colossale nus, un de ces fous artificiels, un de ces bouffons volontaires chargés de faire rire les rois quand le remords ou l'ennui les obsède, affublé d'un costume éclatant et ridicule, coiffé de cornes et de sornettes, tout ramassé contre le piédestal, lève des yeux pleins de larmes vers l'immortelle déesse. Et ses yeux disent : "Je suis le dernier et le plus solitaire des humains, privé d'amour et d'amitié, et bien inrieur en cela au plus imparfait des animaux. Cependant je suis fait, moi aussi, pour comprendre et sentir l'immortelle beau ! Ah ! déesse ! Ayez pitié de ma tristesse et de mon lire." Mais l'implacable Vénus regarde au loin je ne sais quoi avec ses yeux de marbre.




"Got it memorized ?"

Gofterdom
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]
# Posté le jeudi 02 novembre 2006 12:15
Modifié le jeudi 02 novembre 2006 14:08

Le pont Mirabeau

Le pont Mirabeau
Connue, très connue, mais je ne résiste pas à vous mettre ce poème d'Apollinaire, extrait du recueil "Alcools". C'est une très belle comparaison entre les amours d'Apollinaire, et l'eau, qui tel le temps, file inéluctablement sans qu'on puisse l'arrêter.


Sous le pont Mirabeau coule la Seine
Et nos amours
Faut-il qu'il m'en souvienne
La joie venait toujours après la peine
Vienne la nuit sonne l'heure
Les jours s'en vont je demeure
Les mains dans les mains restons face à face
Tandis que sous
Le pont de nos bras passe
Des éternels regards l'onde si lasse
Vienne la nuit sonne l'heure
Les jours s'en vont je demeure
L'amour s'en va comme cette eau courante
L'amour s'en va
Comme la vie est lente
Et comme l'Espérance est violente
Vienne la nuit sonne l'heure
Les jours s'en vont je demeure
Passent les jours et passent les semaines
Ni temps passait
Ni les amours reviennent
Sous le pont Mirabeau coule la Seine
Vienne la nuit sonne l'heure
Les jours s'en vont je demeure





"Got it memorized ?"

Gofterdom
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]
# Posté le jeudi 02 novembre 2006 11:51
Modifié le jeudi 24 mai 2007 03:57

Les rayons et les ombres

Les rayons et les ombres
Victor Hugo restera tout de même le plus grand de sa génération. Ce poème, parlant des buts et devoirs du poète est tellement rempli d'allusions et de sous-entendus qu'il faudrait toute une vie pour déchiffrer entièrement tout ce que Victor Hugo a voulu faire passer dedans. Magnifique.

~~~

Fonction du poète

Dieu le veut, dans les temps contraires,
Chacun travaille et chacun sert.
Malheur à qui dit à ses frères :
Je retourne dans le désert !
Malheur à qui prend ses sandales
Quand les haines et les scandales
Tourmentent le peuple agité !
Honte au penseur qui se mutile
Et s'en va, chanteur inutile,
Par la porte de la cité !

Le poète en des jours impies
Vient préparer des jours meilleurs.
Il est l'homme des utopies,
Les pieds ici, les yeux ailleurs.
C'est lui qui sur toutes les têtes,
En tout temps, pareil aux prophètes,
Dans sa main, où tout peut tenir,
Doit, qu'on l'insulte ou qu'on le loue,
Comme une torche qu'il secoue,
Faire flamboyer l'avenir !

Il voit, quand les peuples végètent !
Ses rêves, toujours pleins d'amour,
Sont faits des ombres que lui jettent
Les choses qui seront un jour.
On le raille. Qu'importe ! il pense.
Plus d'une âme inscrit en silence
Ce que la foule n'entend pas.
Il plaint ses contempteurs frivoles;
Et maint faux sage à ses paroles
Rit tout haut et songe tout bas !...

Peuples ! écoutez le poète !
Écoutez le rêveur sacré !
Dans votre nuit, sans lui complète,
Lui seul a le front éclairé.
Des temps futurs perçants les ombres,
Lui seul distingue en leurs flancs sombres
Le germe qui n'est pas éclos.
Homme, il est doux comme une femme.
Dieu parle à voix basse à son âme
Comme aux forêts et comme aux flots.

C'est lui qui, malgré les épines,
L'envie et la dérision,
Marche, courbé dans vos ruines,
Ramassant la tradition.
De la tradition féconde
Sort tout ce qui couvre le monde,
Tout ce que le ciel peut bénir,
Toute idée, humaine ou divine,
Qui prend le passé pour racine
A pour feuillage l'avenir.

Il rayonne! il jette sa flamme
Sur l'éternelle vérité !
Il la fait resplendir pour l'âme
D'une merveilleuse clarté.
Il inonde de sa lumière
Ville et désert, Louvre et chaumière,
Et les plaines et les hauteurs ;
A tous d'en haut il la dévoile;
Car la poésie est l'étoile
Qui mène à Dieu rois et pasteurs !






"Got it memorized ?"

Gofterdom
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]
# Posté le jeudi 02 novembre 2006 05:40
Modifié le jeudi 24 mai 2007 03:56